Focus – Comment les e-commerçants collaborent-ils avec les startups? Résultats de l’étude menée par la FEVAD et KPMG.

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Lors des “Enjeux de E-commerce”, Emmanuel Hembert, associé spécialiste de la distribution chez KPMG, annonçait les résultats d’une étude conduite auprès des 60 meilleures startups e-commerce, en partenariat avec la FEVAD, pour comprendre comment celles-ci collaborent avec les e-commerçants. Que retenir de cette étude?

Avec un taux de croissance à deux chiffres, le secteur de l’e-commerce est marqué par une course à l’innovation pour apporter une expérience client de plus en plus personnalisée.

Pour ne pas se laisser distancer, les e-commerçants ne peuvent plus se reposer sur le développement en interne et doivent se tourner vers les startups ; le temps de “j’invente tout à la maison” semble révolu. L’étude revient en détails sur quatre modes différents de collaboration et d’intégration des startups pour les e-commerçants:

  • A l’aide de partenariats de type clients / fournisseurs : ce type de relation nécessite cependant la mise en place d’une équipe en interne chargée d’accompagner la startup pour l’aider à formaliser son offre et naviguer au sein de l’organisation.
  • Au travers d’investissements de plus en plus spécifiques : si la tendance était récemment d’investir à tout va, les e-commerçants interrogés ont confié se concentrer de plus en plus sur des startups qui sont capables d’apporter quelque chose de vraiment unique à leur offre, laissant les Venture Capitalists faire leur métier !
  • Avec l’ouverture de labs, incubateurs, accélérateurs : l’objectif est de donner les moyens aux startups de devenir opérationnelles et d’avoir un réel impact sur le business de l’e-commerçant.
  • En créant des équipes en mode startup à l’intérieur de l’organisation : chaque équipe travaille sur un challenge précis (par ex: comment réduire de 0.2% le drop out des clients au moment du paiement), à relever en un temps défini. Si l’équipe échoue, elle s’arrête là, sinon elle peut continuer. C’est ce qui permet aux entreprises tech américaines d’avoir une croissance exponentielle.

De manière générale, l’autre enjeu très important pour les grands groupes est de réussir à  intégrer ces startups. Il y a un écart énorme entre le mode de fonctionnement des startups (agile et flexible) et les grands groupes (contraintes administratives, rigidité).  C’est pourquoi, la capacité des startups à naviguer dans des grands groupes est un critère de plus en plus déterminant dans le choix des entreprises avec lesquelles elles collaborent. L’enjeux, c’est d’amener très rapidement des solutions qui marchent et qui impactent le résultat comme en témoigne un des e-commerçants interrogé : “Moi, je préfère une solution qui résout à 50% mon problème en trois mois, qu’une solution qui le résout à 100% en 1 an et demi.”

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