L'une des grandes vocations de la FEVAD consiste à réunir, organiser, diffuser l'information professionnelle.
Ce colloque s’est tenu à l’Assemblée Nationale le 2 mai 2011 sous le haut patronage et en présence de Xavier BERTRAND, Ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé.
Il a été organisé par la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad), à l’initiative de Bernard GERARD, Député du Nord et Maire de Marcq-en-Barœul et sous le haut patronage et en présence de Xavier BERTRAND, Ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé. Il a bénéficié du concours du club des DRH du Net et du cabinet Blue-Search Conseil.
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Vous trouverez ci-dessous un relevé des principales conclusions.
Les membres de la Fevad peuvent également accéder à une synthèse disponible ici.
Les actes complets de ce colloque sont également accesible ci-dessous.
(seules les premières pages sont en accès libre. L'intégralité des actes peut être consulté en mode payant)
Le 2 mai 2011, la Fevad, Fédération du e-commerce et de la vente à distance, a organisé à l’Assemblée nationale un colloque sur le thème : commerce électronique et emploi. Étaient présents pour débattre et rechercher des solutions sur ces problématiques les représentants des entreprises et du secteur :
Marc Loliver, Délégué Général de la Fevad et Nicolas Bouzou, Astères ont en préambule rappelé quelques chiffres clés, issus notamment de l’étude conjointement menée sur l’emploi dans le secteur du e-commerce.
Le chiffre d’affaires du e-commerce est de 31 milliards en 2010, soit une progression de 24 %.
Il y a près de 28 millions de cyberacheteurs en France avec un net développement des seniors.
Le montant moyen des dépenses annuelles par cyberacheteur est de 1 100 €, inférieur de moitié à certains voisins européens.
Le secteur représente environ 60 000 emplois équivalents temps plein (progression de 9 % sur 2010), dont 34 000 emplois directs.
37 % des entreprises du secteur interrogées prévoient une augmentation d’effectif de plus de 10 % en 2011.
Les offres d’emplois concernent à la fois des personnels qualifiés et non qualifiés. Aujourd’hui, le secteur recrute principalement des femmes et des jeunes de moins de 30 ans.
Le colloque a été l’occasion d’examiner la problématique de l’emploi dans le secteur de l’e-commerce autour de trois temps forts de la discussion.
Une tension sur le marché du recrutement dans le secteur est ressentie, principalement sur le développement informatique, le CRM, la relation client et, dans une moindre mesure, la logistique.
Cette pénurie est également due à la difficulté de trouver des candidats qui réunissent l’ensemble des qualités suivantes : une expérience ou une formation dans le domaine, une passion d’Internet, ainsi qu’un esprit ouvert et entrepreneurial.
Pour faire face à cette pénurie, les entreprises mettent en place plusieurs stratégies. Elles développent notamment des politiques de formations en interne.
Certaines privilégient le recrutement de « quadras » ou « quinquas » porteurs de « savoir être », notamment à des postes de management, en les formant aux nouveaux métiers au sein de l’entreprise.
Pour faire face à la concurrence entre entreprises et attirer les candidats, les intervenants ont indiqué pratiquer un niveau de rémunération assez élevé, et mettre en avant un plan de carrière motivant ainsi que des possibilités d’actionnariat d’entreprise.
Les dernières études montrent en effet, que le niveau des rémunérations est supérieur à la moyenne nationale, ce qui est certainement dû à la tension du marché.
La digitalisation est une révolution concernant toutes les composantes du commerce avec :
Avec la digitalisation, les entreprises doivent faire face à un phénomène nouveau constitué par la présence de challengers directs « à un clic de distance ».
Pour procéder à ces mutations, les entreprises font souvent appel à un recrutement extérieur de spécialistes pour apporter « l’expertise du Web » au sein de l’entreprise. Cela n’est pas sans engendrer des difficultés d’intégration dans les rouages d’entreprises dites traditionnelles. Une forte volonté d’introduire ces nouvelles technologies du sommet de la hiérarchie à la base, en faisant preuve de flexibilité, de transversalité et d’adaptation, est apparue indispensable à l’ensemble des participants.
La digitalisation ainsi suppose d’insuffler à l’ensemble de la structure de la réactivité et l’esprit d’entreprenariat propre à l’Internet.
L’objectif est de créer des écoles adaptées à ces nouvelles technologies et aux nouveaux métiers qui en découlent.
Des présentations de l’Institut de l’Internet et du Multimédia et de la nouvelle Ecole Européenne des Métiers de l’Internet ont été faites par leurs fondateurs.
Il s’agit ainsi de mettre en place des formations en adéquation avec les besoins des entreprises, comprenant une mise à jour en continu, et faisant appel à des intervenants du monde professionnel, à des méthodes pédagogiques innovantes et à des stages de longue durée au sein des services pour assurer une meilleure employabilité.
L’éducation nationale, doit aussi s’adapter et intégrer en son sein la diffusion de contenus pédagogiques numériques, former les enseignants et contribuer à l’équipement des établissements en matériel nécessaire.
Une simplification des procédures administratives, dans le cas des aides à la formation et à la reconversion des personnels, des entreprises est réclamée par les participants.
Les pouvoirs publics par la voix du Ministre du Travail Xavier Bertrand se sont engagés :
En conclusion, Monsieur le Ministre a salué l’ensemble des partenaires présents, qui œuvrent au quotidien et se mobiliseront encore demain pour favoriser et dynamiser ce secteur d’activités en plein essor, si utile pour l’emploi dans les régions comme sur l’ensemble du territoire national.