L’Entretien du Mois – OFER KLEIN, PDG de KWIK

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Nous avons interrogé Ofer Klein, cofondateur et PDG de la startup israélo-américaine Kwik qui offre une solution de réapprovisionnement automatique en appuyant sur un simple bouton. La startup s’est largement inspiré du bouton Dash d’Amazon, qu’elle veut rendre disponible à n’importe quel e-retailer. Elle a levé 3 millions de dollars en 2016.

Pouvez-vous nous en dire plus sur Kwik et comment vous vous différenciez de Dash (Amazon) ?

Nous offrons un bouton connecté, une application et une API que l’on peut connecter à n’importe quel service de cloud pour l’e-commerce, la livraison, le paiement et l’analyse de données. Le point de différentiation majeur par rapport aux autres solutions existantes, pas seulement Amazon, est que nous mettons en valeur la marque ou le commerçant avec qui nous travaillons. Nous vendons un produit en marque blanche donc le consommateur verra la marque Gillette, Pamper’s, Nestlé, Carrefour ou n’importe quelle autre marque qui utiliserait notre technologie. Nous avons d’abord développé une solution de commande « one-push » il y a quelques années et nous nous concentrons maintenant sur l’automatisation de la commande. Plutôt que d’avoir l’utilisateur effectuant la commande, nous développons une solution de réapprovisionnement automatique, basé sur votre utilisation en temps réel. En quelque sorte, nous rendons vos appareils électroménagers intelligents. Par exemple, si nous intégrons notre solution avec votre machine à laver, elle peut détecter quand le réservoir est presque vide et commander pour vous. On peut décliner cet outil avec du café, de l’eau et bien d’autres produits encore.

Quels sont les bénéfices de votre solution pour le consommateur et le détaillant ?

Nous pensons constamment au consommateur, parce que s’il ne rentre pas dans le jeu, alors le système n’a juste pas lieu d’être. Donc, pour notre système, la priorité est de trouver la façon la plus simple de commander et d’avoir accès au produit. Du point de vue du consommateur, nous offrons des bénéfices, comme des réductions sur la première commande ou encore la livraison gratuite, pour les inciter à utiliser le système. Nous promettons aux consommateurs de ne jamais manquer d’un produit et d’y avoir accès de la manière la plus simple qu’il soit. Pour les marques et les détaillants, nous mettons en valeur leur marque en créant une relation directe avec leurs consommateurs ainsi qu’une vraie valeur ajoutée et une fidélité. Le tout ne requiert pas la moindre ligne de code pour nos clients.

Vous avez choisi les Etats Unis pour votre premier marché. Pourquoi ce choix ? Quelle est la prochaine étape ?

Nous avons commencé aux Etats Unis il y a environ un an et demi car le e-commerce et le concept d’ « à la demande » est beaucoup plus sophistiqué et mature que dans la majeure partie de l’Europe. Cela veut donc dire que l’on a accès à des livraisons plus rapides à moindre coût. Beaucoup de systèmes sont connectés à l’e-commerce et à la livraison « à la demande ». Les consommateurs expriment le besoin d’avoir des livraisons plus rapides et des commandes plus simple. Nous avons cependant entamé des discussions avec des partenaires en Europe. Un d’entre eux est sur le point de signer et nous continuons les discussions avec les autres. L’année dernière, le e-commerce s’est fortement développé en Europe et il est maintenant plus cohérent pour des solutions de commande one-push ou automatiques d’y être présentes. C’est pour cela que nous regardons vers l’Europe.

Comment voyez-vous l’IoT impacter le futur de la vente de détail ?

Je pense que les consommateurs sont de plus en plus impatients. Ils veulent un meilleur service, que les apps et le web ne peuvent plus fournir à elles seules. La seule manière d’offrir cette expérience, selon moi, c’est grâce à l’Internet des Objets. L’expérience peut être déclenchée en poussant sur un bouton, ou par la commande automatique ou vocale avec Alexa par exemple. Plus tard, ce sera le tour de l’électroménager intelligent, qui prendra selon moi 15 ans avant d’être complètement démocratisé. L’approche de Kwik est d’apporter ce service dès maintenant, puis d’aider n’importe quel fabricant électroménager à connecter ses produits à l’e-commerce. Je pense que la meilleure façon de commander quelque chose pour un consommateur, c’est de ne pas avoir à le faire. La magie opère et vous pouvez savoir ce dont vous avez besoin, en quelle quantité et à quel moment, puis la commande se fait pour vous. Je pense que l’Internet des Objets est la meilleure solution pour ça.

Quelles autres tendances avez-vous remarqué en ce qui concerne l’IoT ?

Par rapport à l’IoT, on se rend compte que des solutions se développent dans les foyers et les entreprises, que ce soit pour des commandes ou bien la gestion de l’inventaire. Il y a aussi le concept d’ « à la demande » qui rend pertinent le tracking et l’utilisation de l’IoT permet de collecter des données et d’être plus précis.

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