Le focus du mois : Mesurer le contexte juridique du «virtual try-on», expérience retail immersive à haut potentiel

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La technologie de “virtual try-on” pour la mode, qui utilise la réalité augmentée pour permettre aux clients d’essayer des vêtements et des accessoires à distance, devient de plus en plus populaire. Cependant, cette technologie présente également un certain nombre de risques juridiques que les entreprises et les clients doivent connaître.

Des données intimes et sensibles à protéger

L’utilisation de données biométriques, telles que la reconnaissance faciale, dans la technologie de virtual try-on soulève des préoccupations quant à la collecte et au stockage d’informations personnelles sensibles. C’est le cas par exemple de Louis Vuitton en Amérique du Nord qui encourt des poursuites judiciaires pour avoir collecté des données biométriques faciales de ses clients dans le cadre de son service d’essayage virtuel de lunettes, sans les informer ou leur avoir demandé leur permission.  Les entreprises doivent prendre des mesures pour s’assurer qu’elles respectent les lois sur la vie privée et la protection des données et obtiennent les consentements nécessaires des clients.

 

Renforcer la transparence sur l’usage des images et leur véracité

Un autre risque juridique est la possibilité de violations de droits d’auteur. Les entreprises qui créent la technologie de virtual try-on doivent s’assurer qu’elles ont obtenu les licences nécessaires pour l’utilisation d’images et d’autres propriétés intellectuelles. De plus, elles doivent s’assurer que les images virtuelles qu’elles créent ne portent pas atteinte aux marques ou aux droits d’auteurs.